Un éditeur

chalut

Bonjour à tous,

Il est ardu de trouver un éditeur de nos jours. Ce sujet soulève souvent 3 questions autour de moi, alors allons-y pour mes réponses.

T'as envoyé ton manuscrit à combien de maison d'édition ?

Tout d'abord, il doit exister plus de 700 maisons d'édition, qui publient du théâtre, en france. Alors je n'ai pas envoyé ma pièce à toutes ces boîtes, ça aurait été trop cher, long et peu écolo. Je me suis renseignée sur toutes (OUI, ça m'a pris beaucoup de temps). J'en ai choisi au final 50 à qui j'ai envoyé mon manuscrit imprimé, plus un certain nombre (je dirai 20) à qui j'ai transmis mon travail par email. J'ai choisis sur plusieurs critères:

  • Si j'avais déjà des livres d'elle que j'aimais 
  • Illustre inconnu : qualité de la communication, ligne artistique, site web, renommées des auteurs phares, critiques des internautes sur le web...
  • Pour les envois en email, au pif

tourniBien sûr, j'ai fait quelques erreurs de débutante. Certaines maisons ne publiaient plus de théâtre, ou ne prenaient plus de nouveaux auteurs (mais ce n'était indiqué nul part sur leur site). Et d'autres maisons étaient tout simplement malveillantes, vous proposant des contrats où vous devez avancer des fonds pour être édité (cela ne fera pas de vous un auteur mais un entrepreneur - souvent ces maisons ont une communication géniale, des couvertures de bouquin dégueulasses, et vous propose de transmettre votre manuscrit par email, mais comme elles ne vous liront pas qu'importe). Au total, j'ai reçu 17 réponses positives, 8 propositions de types "tu payes", et une collection de rejets. Au final disons donc 25/70 réponses positives, soit un ratia 1/3 des maisons voulaient bien me publier.

Quel éditeur, je choisis au final ?

  • J'ai viré de la liste tous les éditeurs qui me demandaient de payer pour éditer mon livre (quitte à payer autant toucher plus que 12% du prix final du bouquin, et donc tout aire moi-même).
  • J'ai aussi viré tous les éditeurs qui ne me donnaient que 8% sur mon livre, faudrait voir à ne pas abuser (encore si c'était Glénât ou Gallimard je ne dis pas...)on ne passe pas
  • Ensuite j'ai testé un éditeur qui proposait une formule prévente. Je devais pré-vendre 288 exemplaires, afin d'être éditée à 1000 exemplaires. Cependant pendant toute la phase de prévente, j'étais seule. Du coup, soit vous êtes doué en communication, ou avez un excellent réseau, et ça se fera tout seul. Soit, vous êtes comme moi, un peu beaucoup ermite sur les bords, et là pas de surprise ça ne fonctionnera pas pour vous. Sachez que si vous ne réussissez pas à faire le nombre de prévente, la maison d'édition qui propose le service essaiera de vous faire payer le nombre d'exemplaire manquants. 
  • Puis j'ai testé un second éditeur, qui me proposait un contrat à compte d'éditeur où il publiait directement 300 livres. Mais au final (et ceux sans que ça soit stipulé dans le contrat), j'étais obligée d'acheter une 100ène de livre pour pouvoir participer sur mes week-end (et ceux à mes frais) à une dizaine de salons du livre (sachant que l'on vend en moyenne 10 livres / salon), tout cela pour toucher 20% du prix de vente. 
  • Finalement je n'ai gardé aucun éditeur, car je n'ai pas les finances pour me payer leur service.

Et l'autoédition?

Mon premier avis sur l'auto édition était le suivant: 

"Pour quelqu'un qui se lance, je pense que c'est une très mauvaise idée. En plus de donner l'image d'un caprice d'auteur, ça peut vite tourner à l'arnaque. Et surtout vous n'êtes pas auteur, mais entrepreneur. Par contre pour un auteur de renom qui se prend le bec avec son éditeur ça peut être une solution, bien qu'il restera des questions techniques essentielles à régler (orthographe, relecture, maquette, communication...)."

lancezEt maintenant mon avis à gagner en nuances. Si la personne qui se lance n'a essuyé que des refus, elle ne doit pas s'autoéditer, mais se demander s'il n'est pas nécessaire pour elle de retravailler son ouvrage. Cependant si cette personne a beaucoup propositions (et j'entends par là: des maisons d'éditions sérieuses qui ont lu l'ouvrage), mais que comme moi, ça ne se passe pas très bien ; elle peut, par dépit, se lancer dans l'autoédition (à condition d'avoir conscience qu'elle atteindra un plus petit publique mais touchera surement plus d'argent). Toute la question étant, est ce que vous voulez être auteur professionnel (et ce même si la grande majorité des professionnels n'en vivent pas).

Pour ma part, je me lance dans l'autoédition à bras le corps, pour une raison simple, mon livre est une pièce de théâtre, le théâtre en bouquin ne se vend pas (quand ce n'est pas un classique - comme me l'on répété beaucoup d'éditeurs), donc quitte à ne vendre que peu d'exemplaires autant toucher un peu d'argent dessus. Je vais essayer de me fournir le même service qu'un éditeur (ISBN, Dilicom, présence sur les salons du livre, présence en librairie...) ça sera long, ça sera pénible (sûrement), mais si ça me plait, je recommencerai peut-être. Mais ça je vous en parlerai une autre fois.

Merci de votre lecture.

Des bisous

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